22 mars à 20h30

Louis Sclavis Trio Atlas / Marc Ribot

festival A Vaulx Jazz

Soirée 3+1 = 4

 
Louis Sclavis Atlas Trio invite Keyan Chemirami
clarinettes
louis Sclavis
guitares
Gilles Coronado
piano
Benjamin Moussay
tombak (zarb en persan)
Keyan Chemirami
Marc Ribot - Really The Blues
guitare
Marc Ribot
claviers
Cooper-Moore
contrebasse
Brad Jones
batterie
JT Lewis

Le Monde 3 février 2012

 Bibliographie sur Louis Sclavis


Texte remplaçant l'image

24€, 22€, 16€, 10€
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Louis Sclavis trio Atlas Trio invite Keyan Chemirami

Figure de proue européenne de la clarinette et du saxophone, Louis Sclavis est un musicien nomade. Il a (re) visité l’oeuvre du Duke comme la musique contemporaine, le free, les folklores orientaux, la danse, le cinéma ou la photo. Iconoclaste et aventureux, il a multiplié les collaborations inattendues.

C’est avec Gilles Coronado (guitares) et Benjamin Moussay (piano), soit le trio Atlas, que le compositeur tentera cette fois de retourner à l’essence et au principe même de son fabuleux album Lost On the Way (paru chez ECM). Il invite pour cela le percussionniste iranien Keyvan Chemirani, virtuose du tombak (le zarb en persan). Chemirani est né à Paris en 1968. Il apprend l’art du zarb auprès de son père, le maître Djamchid Chemirani. Son univers atavique est celui des musiques modales de Méditerranée et d’Orient et leurs liens originels avec le chant et la poésie (tout l’art de la percussion iranienne est basé sur la poésie). Avide de rencontres et d’improvisations, le jeune Iranien confronte sans trêve sa percussion savante aux musiques flamencas, ottomanes, grecques, araboandalouses, occitanes, celtes, africaines (le fabuleux projet Falak avec le Malien Néba Solo) et surtout indiennes. Keyvan est particulièrement impressionné par la métrique stupéfiante des virtuoses du sud de l’Inde dont il s’inspire. Son jeu étourdissant illustre tout aussi régulièrement les similitudes entre le rythme buleria du flamenco et le kereshmeh iranien. Cette rencontre en altitude s’inscrit ainsi dans l’infatigable vagabondage universel du Lyonnais.



Marc Ribot quartet Really the blues

Originaire du New Jersey (il naît à Newark en 54), Marc Ribot se révèle dès 1978 à New York avec son premier combo soul punk, The Realtones, puis au sein des Lounge Lizards de John Lurie. Dès le début des années 80, il joue soul derrière Wilson Pickett, Rufus Thomas, Brother Jack McDuff ou même Chuck Berry. Trente ans plus tard, ce maître guitariste est devenu un monument de la scène newyorkaise.

Compositeur et improvisateur singulier, accompagnateur recherché par les stars de la pop ou du rock (de Tom Waits, Norah Jones, Elvis Costello ou Alain Bashung à Tricky ou Madeleine Peyroux), il s’illustre aussi brillamment aux côtés de John Zorn (Electric Masada, puis The Dreamers), de McCoy Tyner, Anthony Coleman, Medeski, Martin & Wood ou Jim Thirlwell. Maître Ribot est tout simplement l’un des guitaristes les plus inventifs de sa génération. L’année 2010 l’aura vu défendre un projet solo intitulé Silent Movies et jouer la musique originale qu’il a créée sur le film The Kid de Charlie Chaplin. Son dernier projet personnel est pour partie une sorte d’hommage au clarinettiste Milton Mezz Mezzrow et à sa sulfureuse biographie Really the Blues publiée en 1946. Le grand Mezz, l’existentialiste juif américain armé de son jive, de ses sachets de marijuana et de sa conscience de nègre blanc y décrit par le menu les fabuleuses quarante premières années du jazz et du blues. C’est le prétexte que prend Ribot pour nous plonger dans les sonorités brutes des « reefer songs » des 30’s.

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