Production : Théâtre Narration
Coproduction : Grand Angle à Voiron, Centre culturel Charlie Chaplin à Vaulx-en-Velin, en partenariat avec : Le Dôme Théâtre – Albertville, Théâtre de Bourg en Bresse, Théâtre de Vienne, et le Réseau des Villes de la Région Rhône-Alpes
Le Théâtre Narration est conventionné par la Région Rhône-Alpes et le Département du Rhône. Aide à la création DRAc Rhône-Alpes
Entretien avec Gislaine Drahy par Sylvain Diaz in revue Agon ENS-Lyon
Entretien avec Philippe Malone par Sylvain Diaz in revue Agon ENS-Lyon
En 17 séquences et dans une poétique implacable, elle nous décrit un monde au bord du gouffre, qui nous rappelle le nôtre, assez furieusement…
Il s’appelle Richard, troisième du nom, et vient d’hériter d’un empire. Usines, banques, actionnaires, salariés… tout lui appartient désormais. Sauf, peut-être, la conduite de ses actes. Parvenu au sommet, il n’aura de cesse de faire exploser le cadre des actions « convenables » que lui tracent sa mère, ses conseillers, et tout le poids de sa lignée…
User réellement du pouvoir, n’est-ce pas nécessairement en abuser ? Face à l’arbitraire, à l’arrogance, dont il devient la figure, Richard ne rencontre que soumission, démission, lâcheté, corruptibilité, ou piètre désir de vengeance…
Joueur, manipulateur et explorateur des confins de l’âme et des actions humaines, il oeuvrera contre lui-même, jouissant de fomenter sa chute et la « révolution » (mais « Quelle révolution ? »…, c’est sur cette question ouverte que se clôt la pièce.)
La partition proposée par Philippe Malone a l’envergure des plus grands textes dramatiques. Elle joue de manière quasi hypnotique sur deux tableaux : son intensité poétique, sa qualité rythmique lui donnent la force d’impact des grandes dramaturgies classiques, tandis que la brutalité, la cruauté des situations sait immédiatement évoquer les violences les plus contemporaines, enparticulier celles du monde du travail et de l’entreprise.
Ellipses temporelles, sens de la formule, duplicité permanente de l’adresse… la poétique très singulière du texte, qui noue étroitement le politique et l’intime, la farce et la tragédie, interpelle par sa force de questionnement. Mais c’est aussi, et peut-être avant tout, une merveilleuse machine à jouer.
ajouter un commentaire