17 mai à 20h30
18 mai à 19h30
19 mai à 19h30
20 mai à 20h30

…s’obstinent, persévèrent, s’enferrent

théâtre en résidence - Compagnie LucaThéâtre

Jean-Claude Hauvuy

Roland Depaw et Vincent Bady une photo de David Anemian, Vincent Bady est face au public, la joue appuyée sur le coude ; il lui parle...
texte
Jean-Claude Hauvuy
mise en scène
Laurent Vercelletto
scénographie
Fanny Gamet,
Laurent Vercelletto
lumières
Marc Chikitou
costumes
Fanny Gamet
vidéo
Yvan Pellecuer
chargée de production
Cécile Barthomeuf
avec :
Roland Depauw ,
Vincent Bady


production : Les Célestins, Théâtre de Lyon, coproduction : LucaThéâtre
Le LucaThéâtre (ex Vercelletto et Compagnie) compagnie en résidence au Centre culturel communal Charlie Chaplin, est en convention avec la Ville de Vaulx en Velin, la Région Rhône-Alpes, la DRAC Rhône-Alpes (2011-2013) et subventionné par la Préfecture du Rhône (CUCS).


La Chronique de Mo , un entrainement à la boxe avec ...
 

13€, 10€, 7€, 5€
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la pièce

Un maître, un valet. Ils parlent, ne font que parler.

Ou plutôt : le maître alterne rumination misanthropique et sombres silences. Le valet, lui, se voue à une quête opiniâtre, pressante, du sens des propos du maître ; absurdement, il en attend une sorte de salut.

Mais ...s'obstinent, persévèrent, s'enferrent , c’est aussi et surtout l’enchaînement serré et souvent comique de deux paroles, dont l’opposition témoigne finalement d’une même impossibilité du pouvoir des mots à rendre l’existence supportable, dès lors qu’un événement dramatique y a fait effraction.


A propos du texte

 

... s'obstinent, persévèrent, s'enferrent, titre énigmatique, fragment de phrase auquel manque le sujet.

A première lecture, on pense être relié à une forme repérable, celle du dialogue entre un maître et son valet (cf. Jacques le fataliste de Diderot ou Les conversations de Goethe avec Eckerman). Cela n'est qu'apparence.

L'univers de Jean-Claude Hauvuy est tout de suite plus déjanté. Le maître, acariâtre et miné par d'inavouables questions est diaboliquement scruté, envahi, par un valet obsessionnel en pleine reconstruction mentale. On assiste alors à une quête effrénée du mot juste, de la précision du langage. Et lorsque le mot manque, d'effrayantes béances se révèlent.

C'est de la pensée en mouvement, du verbe à l'état pur.

Il y a bien sur des influences, mais il y a surtout l’écriture de Jean-Claude Hauvuy, singulière, étourdissante et jubilatoire, qui ne ressemble à rien de ce qui s’écrit dans le théâtre français d’aujourd’hui…

Laurent Vercelletto
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