7 octobre à 19h30
8 octobre à 20h30
9 octobre à 20h30

Incendie de Fauré

création concert-récital - Nième Compagnie

Nicolas Crosse à la contrebasse de trois quart face regarde chanter Emmanuelle Goizé.
seconde partie de soirée

Verlaine et Fauré ne sont pas nos grands-parents, ce sont des ados pyromanes.
mise en scène
Jean-Philippe Salério
chant
Emmanuelle Goizé
contrebasse
Nicolas Crosse
décor et lumières
Yoann Tivoli
costumes
Angélina Herrero
collaboration artistique
Jean-Marc Hollbecq
photo
François Goizé

co-production : La Coursive – Scène Nationale de la Rochelle, la Nième Compagnie
La Nième Compagnie est en convention avec la Région Rhône-Alpes et la Drac Rhône-Alpes et soutenue par la Ville de Vaulx en Velin.

13€, 10€, 7€, 5€
Billetterie en ligne

Tous les tarifs et abonnements

Note d'intention

L'étincelle du spectacle m'est apparue dans un train, en tournée. Un moment ensoleillé où les éléments d'un puzzle inattendu se mettent en place : la collaboration avec un interprète complémentaire, et un répertoire qui m'est cher.

Ces compositeurs m'accompagnent comme de vieux amis depuis des années. En m' emparant de leurs oeuvres, en les malaxant, en me les appropriant avec la même liberté que l'on prend pour un répertoire moins classique, je peux les partager avec un public moins confidentiel. 
Peut-être nous manquons de déférence, mais cela fait aussi notre force et notre originalité. Ces mélodies, nous les avons choisies car nous les aimons sincèrement. A mon tour, je leur donne en cadeau ma jeunesse, mon ardeur, mon désir.

Nicolas Crosse apporte son impertinence musicale et sa maîtrise totale de l'instrument. Ses compositions et ses arrangements en sont les reflets.

Jean-Philippe Salério est vierge de références classiques, et c'est tant mieux. Son regard et son écoute sont entièrement dédiés au spectacle et au théâtre. Au creux des textes il révèle les émotions et les personnages.

Si il s'est naturellement imposé à nous de mélanger chansons, mélodies françaises classiques et quelques créations, c'est que, grâce à la contrebasse, la frontière du style disparaît. Le dépouillement de l'accompagnement nous emmène parfois vers le jazz ou la variété. Ainsi, à notre surprise, ces mélodies se révèlent plus violentes, cruelles ou étrangement comiques. Nous pensions les connaître par habitude, la tradition les a polies, elles deviennent irrévérencieuses.
Verlaine et Fauré ne sont pas nos grands-parents, ce sont des ados pyromanes.
Incendie,
L'embrasement des sens quand crépitent les idées, L'impression d'avancer dans un brasier sans se brûler, Savoir qu'on est capable d'attiser la fièvre à volonté, Maîtriser le feu et s'en nourrir et se soigner.

Emmanuelle Goizé
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