Mathis Haug publie un second album sous son nom et propose un folk-blues contemporain de grande classe qui n'est pas sans rappeler Ben Harper ou Moriarty. Toute comparaison paraitra futile tant Mathis possède un univers musical qui lui est propre. Le dépouillement voulu des arrangements porte au premier plan une voix au grain atypique qui vous transperce l’âme et le cœur dès la première écoute.
Prochain album mars 2013 chez Dixiefrog / Harmonia Mundi (produit par JJ Milteau)

 
Mathis est né en 1976 au cœur de la Forêt Noire. Son enfance tangue entre l’Allemagne et la France. À 3 ans, sa grand-mère mélomane lui met une guitare entre les mains. Il prend des cours de piano, écoute beaucoup et découvre le blues âpre des années 30, le musette, le jazz et le swing. Sa guitare sous le bras, de bars en festivals, Mathis bourlingue au gré de ses amours et de nombreuses aventures musicales.

Sa rencontre avec l’auteur et guitariste anglais Seamus Taylor est déterminante. En 2003, ils créent ensemble le projet Mathis and the Mathematiks et collaborent à l’écriture des chansons d’un premier album « 5 ». Partout, ce mélange inspiré de styles, reçoit un excellent accueil tant auprès du public que des professionnels.
Récompensé à deux reprises au Festival de Jazz à Vienne par le prix « Talent Jazz », Mathis sillonne les scènes espagnoles et françaises pendant 2 ans, en groupe ou en solo, pour présenter son album. Un talent avéré pour l’improvisation et un excellent jeu de guitare accompagne une voix puissante, chaude et éraillée.
Pas plus d’un premier morceau pour capter et faire taire une assemblée agitée, emporté au rythme des ambiances soul, folk et blues, le public est unanime : talent et générosité composent un show irrésistible !
Mathis sera aussi guitariste et chanteur aux côtés d’Emily Loizeau lors de sa tournée «Pays Sauvages», et en profitera pour co-arranger son second single "Sweet Dreams", reprise d'Eurythmics. Il partage encore la scène avec Ilene Barnes, Bazbaz, Nosfell, Adrienne Pauly, Terry Callier, Shannon Wright, Moriarty, Troy Van Balthazar, Paul Personne, Chris Whitley, Anis…
C’est justement avec Paul Jothy, le batteur d’Anis (ainsi que de Benabar, Les Pires, Arthur H...), que Mathis décide de préparer la suite. Grâce à Paul, il fait la connaissance d’Alain Cluzeau qui lui ouvre les portes du studio Acousti. Rejoints par Julien Capus au tuba et à la contrebasse, c’est en trio qu’ils vont revisiter l’ancien répertoire et les nouvelles compositions de Mathis sur « Playing my Dues ».

Depuis la sortie de l’album « 5 », Mathis déménage 3 fois, devient papa de 2 enfants, tourne dans toute la France et se nourrit encore et toujours de voyages et de musiques. Craig Street (producteur de Norah Jones, Cassandra Wilson, John Legend...) le contacte pour lui faire part de son désir de travailler avec lui... Partie remise.
Le calendrier s’accélère soudain et c’est à J.J. Milteau qu’il propose de réaliser son nouvel album. Milteau n’avait pas souhaité réaliser d’album depuis Bill Deraime en 1981 mais il accepte et « Distance » nait de leur fructueuse collaboration