assi en taileur Pierre-Yves Voisin joue de la flute double du Rajasthan
Piere-Yves Voisin à la flute double du Rajhastan
"Avec une histoire on peut raconter toutes les histoires"
Kurosawa

Nous sommes partis de mots, de sons, de notes... de quelque chose de très simple, une narratrice et deux musiciens ...
Peu à peu ce trio de départ a convoqué des images, des gestes, d’autres sons et de trois nous sommes passés à dix. Dix pour créer un spectacle fait de mots, de notes, d’images, de lumières et d’objets. Aujourd’hui, alors que le spectacle « Les Derniers Géants » tourne dans de grandes et petites salles de théâtre, nous revenons à ce trio de départ. Cette petite source, ce début, où seuls la voix de la narratrice, la contrebasse et les instruments venus d’ailleurs des musiciens nous racontaient l’histoire des derniers géants. Qu'il est beau de ne rien faire d’autre que de les regarder nous parler !

C’est une invitation au voyage, parfois plus puissante encore que l’image, qui nous transporte,qui nous émeut. Cela garde la chaleur d’une histoire racontée sur les bords du lit de l’enfance, cela retient la simplicité du temps où la télévision n’existait pas. Et le seul fait de regarder toutes ces oreilles qui nous écoutent et ces yeux qui ne regardent que ce qu’ils inventent, cela nous va, cela nous plaît.
Cette narration, présentée au début comme un extrait sonore du spectacle, est devenue un concentré, l’essentiel presque du spectacle. Elle est faite pour les petits lieux, amis du conte, amis de la lecture, de la musique et du voyage, elle est notre plus belle invitation au voyage.

Elle est le fruit d’heures passées à travailler en studio l’orchestration des mots et de la composition musicale, des heures derrière le micro à écouter, à doser.
Mots et musiques travaillent en dialogue, en partition, l’un valorisant l’autre.
Thierry Derrien est à la contrebasse et à la voix,
Pierre-Yves Voisin est l’homme venu d’ailleurs, il fait sonner ses flûtes et ses percussions étranges (tablas, guembri) et parle des langues lointaines.
Séverine est la narratrice, cette voix qui nous offre les mots comme autant de délices à savourer, elle est comme un livre fait d’aquarelle et d’encre noire. Et tous trois se donnent à l'écoute, à la respiration, à la rêverie.